Œuvre 14
À l'unisson
Nathanaël MilamboÉcouter l'histoire de l'œuvre

Œuvre 14 · À l'unisson
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Cartel
Vue d’en haut, la répétition des tresses et des uniformes produit un motif collectif. Chaque élève demeure pourtant une trajectoire singulière. L’école apparaît comme discipline partagée et espace d’avenir.
- Artiste
- Nathanaël Milambo
- Année
- À préciser
- Technique
- À préciser
- Dimensions
- À préciser
- Durée du commentaire
- 1 min 32 · Français
Texte de l'audioguide
LE NARRATEUR
En rang,
Chemise blanche. Jupe noire. Tresses bien faites. Dos droit.
Cette image nous ramène dans les cours des écoles conventionnées catholiques du Congo.
Des écoles où l'on apprend encore à marcher en rang, à respecter l'uniforme, à soigner ses tresses et à répondre d'une seule voix.
Tout semble identique.
Les mêmes chemises. Les mêmes couleurs. Les mêmes lignes tracées dans les cheveux.
Mais sous chaque tresse se construit une pensée différente.
UNE ÉLÈVE
Moi, je soignerai.
UNE AUTRE
Moi, j'enseignerai.
UNE TROISIÈME
Moi, j'écrirai les lois.
UNE QUATRIÈME
Moi, je construirai autrement.
LE NARRATEUR
Ces établissements, parfois sévères, parfois figés dans leurs traditions, ont pourtant formé des générations d'enseignants, de médecins, d'intellectuels, de responsables et de bâtisseurs.
La discipline voulait rendre les corps semblables.
L'éducation, elle, devait permettre à chaque esprit de s'élever.
Les voix commencent à réciter en rythme.
LES ÉLÈVES
Même uniforme. Même cour. Même leçon.
Mais pas le même rêve.
LE NARRATEUR
L'élite de demain ne naît pas toujours dans les grands bureaux.
Elle commence souvent ici : sur un banc d'école, devant un tableau noir, dans une chemise blanche soigneusement repassée.
Sous des tresses identiques...
le Congo apprend à penser au pluriel.
Photographie · Nathanaël Milambo · Kinshasa — Tirage sur Alu Dibond mat
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